Après un mois de saponification, ils sont prêts: des savons que l’on pourrait qualifier « de la ruche », au miel, à la cire d’abeille et à la propolis. La recette inclut également un peu de coque de noix (réduite en poudre à la main, au mortier-pilon).
– Récolte de fenouil bronze et de livèche.
– Après avoir vivoté discrètement l’année dernière, mon amie la douce et délicate fumeterre fait son grand retour, et en force!
– Conseil lecture (et de quoi réactiver son néerlandais ): « Wildkruid » de Lieve Galle, Eva Peeters, Sarah Eechaut et Katrien Annys.
Profitant du beau temps, nous avons passé ces deux dernières journées à repiquer des jeunes arbres de haie.
Semis spontanés du jardin, du verger, et même de la serre, ce sont 150 petits arbres qui vont poursuivre leur existence dans notre terrain d’agroforesterie.
Sureau, prunellier, prunier sauvage, aubépine, frêne, églantier et noisetier: tous médicinaux!
Il faudra attendre encore un peu avant de pouvoir récolter, même si certains de leurs cousins repiqués l’année dernière, ou la précédente, fructifient déjà.
Certaines conditions préalables doivent être respectées.
Il faut :
– une toiture en ardoises naturelles,
– des corniches en zinc, avec filtration dans les descentes d’eau, ce qui permet d’éviter la stagnation et la décomposition de matières organiques dans les corniches ,
– une cuve de décantation en béton,
– une cuve de stockage en béton, alimentée par le débordement de la cuve de décantation. Le pompage de l’eau se fait via une crépine flottante.
Si ces premiers éléments sont en place, il faudra ensuite prévoir un système de filtration entre la cuve et les tuyaux de distribution :
un préfiltre « chaussette » de 25 microns,
un filtre à charbon actif,
un filtre UV avec un bol en quartz.
A ce stade, l’eau pourra être utilisée pour les douches, les WC, la lessive, la vaisselle, le lavage des dents, pour laver les légumes, mais elle ne sera pas encore suffisamment filtrée pour la consommation.
Il faudra encore prévoir un système de filtration supplémentaire au niveau du robinet d’eau à boire. C’est un système de 3 filtres suivis d’une membrane : un filtre à 5 microns, un autre à charbon actif et un dernier à nitrate. Le système se termine par une membrane à 0.01 micron.
L’eau ainsi potabilisée pourra être bue et utilisée pour la cuisson.
La minéralisation de l’eau se fait par contact avec le béton de la citerne.
L’entretien des filtres se fait tous les 6 mois ; celui de la lampe UV, une fois par an.
Que pouvez-vous mettre en place si les conditions de départ ne sont pas réunies ?
Vous ne pourrez pas potabiliser votre eau, mais par contre, vous pourrez déjà installer un système de pompage avec une filtration de base et l’utiliser pour alimenter la machine à laver et les WC. C’est déjà ça de gagné.
Velouté, doux, subtilement acidulé… Bref, c’est un peu Noël avant l’heure !
Le saviez-vous ? Les fleurs et feuilles de cognassier – Cydonia vulgaris en latin – peuvent être utilisées en tisane, contre la toux ou les indigestions. Le coing est notre citron local : il renforce le système immunitaire, et agit contre les rhumatismes, la goutte, la toux et l’enrouement. Avec la peau du fruit, il est possible de réaliser des baumes, des crèmes et des hydrolats pour les soins cutanés.
Pour la version alcoolisée, ajoutez au choix un peu de rhum, de cognac, de liqueur d’orange ou bien de gin de potiron – le fameux et belge Pumpgin !
Conclusion : cet automne, plantez des cognassiers: c’est un investissement santé !
L’horizontalité de l’espace a été retravaillée, celui-ci a été fraisé et Michaël a placé les 20 piquets de support.
Nous avons ensuite été rejoints par quelques amis courageux pour l’assemblage et la pose des arceaux, et la solidarisation du faîtage.
Nous avons amendé la moitié de la surface avec du fumier de chèvres. Elle va accueillir des engrais verts pour encore enrichir le sol. Nous ne commencerons à y planter que l’année prochaine.
Ensuite nous avons coupé et placé les bavettes et bâches d’habillage, hissé la bâche principale le long du faîtage, et rabattu les pans latéraux.
Ensuite ce fut au tour des aérateurs latéraux d’être installés.
Les plantations et repiquages vont pouvoir démarrer. Enfin!
La vague de froid est terminée, les grues cendrées ont entamé leur retour, les prochains jours s’annoncent particulièrement doux…
Et ce jeudi 18 février, le calendrier lunaire indique que la journée est propice à la culture des plantes de la constellation de feu.
Plus envie d’attendre: c’est donc aujourd’hui que nous décidons de démarrer notre saison de semis, avec les tomates (Brandywine et Cœur de Bœuf).
Des pots de récupération, du terreau et des semences biologiques, et c’est parti !
Deux graines par trou, pour être sûrs d’en voir au moins une se développer. Si les deux montent, c’est encore mieux évidemment.
Les premiers jours, nous allons garder nos petits protégés près de nous, dans le salon. Ils rejoindront ensuite la serre murale qui nous sert de « pépinière », avant d’être repiqués dans la serre-tunnel (en attente de montage…).
Si Michaël prend plus de libertés par rapport à l’échelonnage des semis et du repiquage, je préfère me tenir strictement à ce que le calendrier lunaire préconise. Ayant une tendance naturelle à me disperser facilement, l’outil qu’il représente me permet de bien structurer et jalonner les différentes étapes de mes cultures. Nous sommes encore loin de l’art de la biodynamie, mais pour le moment ça nous suffit…
Avec une pente à 10%, il était nécessaire de mettre le terrain à niveau pour une meilleure stabilité de la serre.
En pratique, après avoir délimité le périmètre de notre chantier (merci Pythagore …), nous avons monté un muret de soutènement (2 remorques de pierres locales) et creusé et déplacé – manuellement ! – environ 9m3 de terre…
L’exercice n’est pas encore terminé. Il nous faut encore ratisser la partie excavée, et aider la terre à se tasser, jusqu’à obtenir l’horizontalité.
– le paillage spontané, dit « du paresseux » : les feuilles des arbres tombent au sol, et nous les y laissons ! Il y a de la vie qui va se développer là-dessous : vers de terre, collemboles, diptères, bactéries, champignons, etc. Cela va également favoriser la libre implantation de nouvelles espèces : primevère, violette, lierre terrestre, cardère, eupatoire chanvrine, origan sauvage, brunelle… Chaque année nous découvrons de nouveaux invités-surprises, pour notre plus grand enchantement ! De quoi, en outre, renforcer aléatoirement notre réserve de médicinales…
– le paillage actif : nous récupérons les déchets de taille de nos végétaux, ainsi que les feuilles mortes tombées aux endroits peu stratégiques (dans les allées, notamment). Nous nous fournissons en paille bio chez un agriculteur local. Et nous plaçons le tout sur nos buttes, nos planches, au pied de nos jeunes fruitiers, et sur les espaces prévus pour de futures parcelles.
Les avantages du paillage :
– protéger les sols contre le froid en hiver, contre la sécheresse en été,
– empêcher la repousse des graminées et des adventices en général,
– limiter l’arrosage,
– enrichir l’écosystème,
– prévenir les maladies et protéger contre les ravageurs…
4 week-ends consécutifs consacrés à la mise en place de notre verger et à ses aménagements, et voici notre décompte final (à ce stade):
– 5 fruitiers
– 265 petits arbres de haie
– 85m de grillage à moutons, pour garder les vaches voisines à distance. On a juste laissé un petit espace pour un visiteur habitué des lieux. Renard ? Blaireau ? Il y a des traces de passage régulier, et on n’a pas envie de le gêner dans sa routine.
Quand à la hauteur de clôture (1m), nous sommes bien conscients qu’elle ne fera que sensiblement limiter l’accès aux cervidés. Nous avons donc protégé les fruitiers, en attendant qu’ils prennent de l’ampleur, avec du treillis et … des branches de prunelliers ! Le tendre museau des biches ou chevreuils n’appréciant guère le contact des épines, cela devrait avoir un effet dissuasif…
Depuis le week-end dernier, le nombre de plants composant notre haie est passé de 75 à … 163 !
Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, 5 fruitiers hautes- et moyennes-tiges se dressent désormais fièrement à proximité :
2 pommiers : Reinette Etoilée et La Paix,
2 poiriers : Conférence et Beurré Superfin (ça ne s’invente pas),
ainsi qu’un pêcher Lieveling.
Et pendant que nos bonnes vieilles Clarisse et Lily paissent tranquillement, nous rêvons déjà des bourgeons du printemps prochain, de l’épanouissement des rameaux, des premiers fruits qui pointeront le bout de leur nez d’ici quelques années, des oiseaux dans leur nid et des insectes butineurs !
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